Carte

Traduire sa carte de restaurant, et dans quelles langues

· mis à jour le · 5 min de lecture

Un client qui ne comprend pas la carte commande ce qu'il reconnaît, le plat le plus simple, souvent le moins cher. Traduire sa carte sert d'abord à donner une chance au reste. Il faut juste choisir les bonnes langues, et éviter les traductions qui font sourire la table.

Quelles langues

L'anglais couvre la plupart des visiteurs étrangers, même si tous ne le lisent pas à l'aise. Pour les autres langues, tout dépend de l'endroit où vous êtes : l'espagnol et l'italien dans le Sud, l'allemand en Alsace, sur la côte atlantique et dans les stations de montagne. Regardez qui s'assoit chez vous en saison avant de traduire dans dix langues.

Chaque langue ajoutée est une version de plus à tenir à jour. Deux langues justes valent mieux que six dont trois ne suivent plus la carte.

Ce qu'on traduit, ce qu'on garde

  • Les descriptions, les catégories, les cuissons, les mentions de régime et les allergènes se traduisent.
  • Le nom d'un plat de terroir (cassoulet, aligot, tarte Tatin) se garde, avec une ligne d'explication. Traduit par « bean stew », le cassoulet perd tout ce qui donnait envie.
  • Méfiez-vous des faux amis. En anglais américain, « entrée » désigne le plat principal, et « menu » la carte entière.

La version française reste obligatoire et fait référence, puisque la loi du 4 août 1994 impose le français. Les autres langues s'ajoutent.

Les pièges de la traduction automatique

Les traducteurs automatiques sont devenus bons sur les phrases. Sur des noms de plats, courts et sans contexte, ils se trompent encore souvent. L'« avocat » devient un homme de loi, la « pièce du boucher » est traduite mot à mot, la cuisson « bleue » devient une couleur.

Deux précautions évitent l'essentiel. Écrivez d'abord une description complète en français, parce qu'un traducteur se trompe moins sur une phrase que sur deux mots. Puis faites relire la carte une fois par quelqu'un dont c'est la langue, un client habitué ou un saisonnier par exemple.

Les allergènes, sans approximation

S'il y a une information qu'un client étranger doit comprendre sans erreur, c'est celle-là, et elle ne peut pas dépendre d'une traduction libre du nom du plat. Le plus sûr reste une liste normalisée, avec les 14 allergènes réglementaires cochés plat par plat et affichés sous leur nom officiel dans chaque langue.

Une carte Plate se lit en français, anglais, espagnol, italien et allemand. Les catégories, les mentions de régime et les 14 allergènes s'affichent dans la langue choisie par le client, sans rien à traduire de votre côté.

Papier ou téléphone

Une carte papier en plusieurs langues, ce sont autant d'exemplaires à réimprimer à chaque changement de prix. Sur téléphone, le client choisit sa langue et vous ne faites la mise à jour qu'une fois. Les photos, elles, se comprennent dans toutes les langues.

Questions fréquentes

La carte doit-elle obligatoirement être en français ?
Oui, le français est obligatoire pour présenter des produits et des services en France. Vous pouvez ajouter autant de traductions que vous voulez à côté.
Peut-on se fier à une traduction automatique ?
Pour des descriptions rédigées en phrases, oui, après relecture. Pour des noms de plats isolés, beaucoup moins, c'est là que se produisent les contresens.

Pour aller plus loin : Le menu QR code Plate, en cinq langues · Les mentions obligatoires d'une carte

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